Commentaire de Diana Romande quant aux inquiétudes de plusieurs milieux d’usagers de la nature sur la LChP révisée.

Plusieurs milieux d’usagers de la nature, vététistes et kitesurfeurs, se sont récemment exprimés dans les médias et sur les réseaux sociaux quant à leur crainte de voir leurs droits de pratique restreints dans les zones de protection, jusque-là nommées districts francs.

Diana Romande tient à rappeler à ces milieux que la LChP révisée ne restreint en aucun cas les pratiques. Elle précise tout au moins quelques règles qui pouvaient laisser trop de marge d’interprétation. Ces règles clarifiées ne concernent que les zones de protection.

Le Rapport explicatif concernant la révision de l’ordonnance sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages est particulièrement clair sur le sujet et précise pour ce qui concerne l’article 5 de l’ordonnance en consultation : «À la lettre h, les interdictions existantes de circuler sur le terrain ou les chemins des sites de protection de la faune sauvage sont définies plus clairement. Rien ne change sur le fond ; la disposition est uniquement reformulée de sorte à éviter toute ambiguïté. Il en ressort en particulier que la pratique du vélo, y compris du VTT, est interdite sur les chemins pédestres de classe 6.»

Certains adeptes du VTT estiment que leur activité pouvait, dans l’ancien texte, avoir le bénéfice du doute, dans la mesure où le VTT n’était pas inscrit explicitement. Cette interprétation est erronée, et les sentiers de classe 6 ont toujours été interdits à la pratique du VTT.

Pour ce qui concerne la pratique des loisirs nautiques, la lettre g de l’article 5 de l’OREM interdit en effet « l’utilisation de planches à rame (stand up paddle). L’utilisation de tels engins sportifs dans les réserves d’oiseau d’eau était déjà considérée comme interdite selon le droit en vigueur en raison de leur effet perturbateur, qui est du même type que celui des planches tirées par un cerf-volant. Sous la notion « de même type », il faut entendre des engins ayant des effets du même type que ceux des planches tirées par des cerfs-volants et non des engins dont la conception est du même type que celle de ces planches. » Cette précision clarifie également une situation jusque-là restée floue. Le texte d’explication de l’ordonnance précise encore qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle interdiction, mais la mention explicite des planches à rame rend cet article plus compréhensible.

Diana Romande regrette que plusieurs acteurs des milieux d’usagers de la nature, inquiets pour la liberté de leur pratique de plein air, invitent à voter NON à la LChP révisée. La Fédération romande des chasseurs rappelle que le texte sur lequel nous votons est le fruit de longues négociations parlementaires dans lesquelles tous les milieux ont été consultés. La LChP révisée est basée sur le principe du développement durable, elle est un bon compromis et tient compte des intérêts de tous, pour une meilleure protection de la faune sauvage et un équilibre entre les activités humaines.

Diana Romande rappelle aux milieux qui seraient tentés de voter NON car un détail de l’ordonnance leur pose problème, que les milieux dits de protection de la nature ne manqueront pas, dans le cadre de nouvelles négociations parlementaires, de restreindre bien plus que dans le texte actuel, la pratique d’activités de plein air et de nature.

Pour toutes ces raisons, Diana Romande invite les usagers de la nature à voter OUI à une loi moderne de protection et de gestion de la faune, dans l’intérêt de tous.